DOSSIER BOKO HARAM
ABANAÏ LE COORDONATEUR
ASSEMBLEE GENERALE 2017
RENTREE 2016
ETUDIANTES 2017
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LES FILLEULES DU COLLEGE AMPERE

COMPTE RENDU DE LA RÉUNION TENUE LE 6 JANVIER 2018 ENSEMBLE AVEC LES ÉTUDIANTES DE L’UNIVERSITÉ DE MAROUA

 

 

Introduction

Il était exactement 10 Heures du samedi 6 janvier 2018 que la réunion a commencé. Les personnes ayant prises part à cette rencontre sont les filleules accompagnées de leur parent, les animatrices, les étudiantes et le staff de l’école Kemey. Le mot d’introduction fut donné par moi-même (ABANAI coordinateur de l’école Kemey). J’avais fait connaître à l’auditoire que la rencontre de cette nouvelle année était spéciale car les filleules étudiantes sont présentes pour témoigner de leur cursus scolaire et nous montrer comment elles ont pu arriver à ce niveau d’étude avec leur bac en poche. Après cette petite introduction, la parole fut donnée aux étudiantes afin de présenter leur exposé à l’assistance.

Présentations des exposés des étudiantes :

La première personne à prendre la parole était notre première étudiante, titulaire d’une licence en histoire de l’environnement, la nommée Delphine FENATA. Elle a joué le rôle de modératrice de la séance. Après s’être présenter, Delphine a fait connaître à tout ceux qui l’écoutaient le thème de leur exposé sur lequel elles avaient toute ensemble travaillé et que chacune d’elles sera appelé à présenter une partie de cet exposé. Le thème su lequel elles avaient travaillé s’intitule : La sous scolarisation des jeunes filles dans la région de l’Extrême-Nord.

Delphine Fenata a défini la sous scolarisation comme le fait que les filles ne partent à l’école du fait de plusieurs raisons. Elle a articulé que c’est à cause de cette sous scolarisation des filles que notre feu maman JF ensemble avec ses amis ont bien voulu relever le défit face à ce mal qui tuait énormément les filles de notre région. Puis elle a passé la parole à Rolande Medjirfey.

Une fois que le témoin lui soit transmis, Rolande n’a pas tardé à nous donner les causes principales de la sous scolarisation des jeunes filles dans notre région. Parmi ces causes nous pouvons citer entre autre:

  1. La pratique de la tradition : nos parents pensaient et pensent encore que la jeune fille est faite pour le mariage (travaux ménagers)

  2. La pauvreté du milieu : pour ceux qui connaissent un peu la valeur de l’école, sont butés à un obstacle qui est l’incapacité de tout prendre en charge les enfants. De ce fait, directement les enfants garçons sont privilégiés et non les filles.

  3. Violence des jeunes filles sur le chemin de l’école : dans la plupart des cas les jeunes filles ayant subit une agression lors du trajet scolaire ont souvent peur de persévérer pour continuer les études et abandonnent précocement les études. Ceci est dû à une mauvaise pratique de « mariage volé » de jeunes filles.

La suite des causes nous a été donnée par l’étudiante Yvette KABAHAYAMEY

  1. La période de la menstruation : les jeunes filles avaient souvent honte de se voir salir au milieu de ses camarades lors des périodes de règles car elles n’ont les nécessaires hygiéniques pour se protéger pendant ces périodes.

  2. Le mariage précoce engendré par les parents : les parents tellement soucieux d’élever les enfants garçons de la famille mais ne possédant pas les moyens possible sont toujours tentés d’envoyer vite les petites filles en mariage afin d’obtenir un dote pour subvenir aux besoins de la famille.

Une fois fini avec l’énumération des causes, Christine ATSIHIMEY nous a présenté les conséquences de cette sous scolarisation de jeunes filles dans notre région.

Les principales conséquences sont :

  1. L’exode rural : les jeunes filles n’ayant pas été à l’école ou ayant abandonné précocement les études, à peine âgées quinze ans désertent les villages et cantons pour s’y rendre en ville pour être au service des personnes. Ces filles sont généralement mal payées pour la plupart d’entre elles et elles sont excitées à faire des mauvaises choses.

  2. L’inscription sur la liste des prostitués : comme elles sont mal payées, elles sont alors obligées de se prostituer pour avoir plus d’argent afin de se vêtir et se prendre en charge.

  3. Les maladies IST : beaucoup d’entre elles sèvrent brutalement leur vie par ces maladies difficilement traitables

Face donc à ce problème crucial, les étudiantes ne sont pas restées sans pour autant apporter quelques tentatives de solution. C’est finalement Marthe LADIFATOU qui nous a livré ces solutions :

  1. Elle a invité les parents à ne pas privilégier seulement les garçons sur le plan scolaire

  2. Elle a interpellé les filles à présenter leurs travaux et bulletins à leurs géniteurs et de même les géniteurs doivent les réclamer pour le bon suivi de jeunes filles

  3. Elle a demandé aux parents d’être de subvenir aux petits besoins de jeunes filles scolarisées. Elle a attiré l’attention des parents à connaître que les nécessaires de toilette d’une fille est coûteux que celui d’un garçon. Pour ne pas être surpris désagréablement il faudra que les parents doivent faire des efforts.

  4. Octroyer une parcelle à exploiter par les jeunes filles. Ici elle voudrait simplement dire aux parents qu’il faut les filles aient leur champ personnel où les produits de ces champs pourront les aider à acheter les produits de beauté qu’elles sollicitent souvent

  5. Il faudra qu’il y ait un dialogue entre les filles et les parents. Plusieurs filles ont peur de leur père et ne peuvent pas dialoguer. Ceci est un mal et nécessite d’être éradiqué.

  6. Accorder aussi les moyens nécessaires pour les études. Comme nous sommes dans une zone où le moyen d’éclairage fait défaut, elle a fait un appel aux parents afin chacun procure une source de lumière à sa fille pour lui permettre de bien étudier la nuit. Ils doivent aussi faire d’efforts pour comprendre les problèmes des jeunes filles et non les abandonner.

  7. Les parents doivent cesser d’envoyer vite les filles à l’école.



Une fois terminé avec les tentatives de solutions, nous nous sommes rendus à la phase de conseils :

Les premiers conseils furent donnés par l’étudiante Clarisse AWIYA

Elle a fait connaître aux filles :

  • Que l’école est un lieu où on inculque les connaissances et le savoir faire. Elle est également la clé de la réussite ;

  • Qu’elles doivent s’éloigner des divertissements inutiles tels que les fêtes des jumeaux ou funérailles, les bals et dancings etc. ces activités non éducatives nous font perdre le temps d’études.

  • Qu’une fille non scolarisée est plus dangereuse qu’une arme chargée et prête à déclencher

  • Qu’elles doivent être assidues à l’école

  • Que chaque fille doit avoir son emploi d’étude conçu avec l’aide du conseiller d’orientation des écoles

  • Qu’elles doivent se mettre en groupe d’étude pour ne pas évoluer seule

  • Qu’elles doivent être courageuses même si le cas d’échec se présente. Il faudra redoubler d’effort

  • Qu’elles persévérer malgré les difficultés

  • Qu’elles avoir la foi que demain sera meilleurs

  • Qu’elles doivent avoir des objectifs fixés et chercher à les atteindre

  • Qu’elles doivent élaborer le projet de mariage en dernière position

  • Que les parents doivent assurer la sécurité économique des jeunes filles.

Ensuite l’étudiante Marilyne DILEKI a continué à donner quelques conseils qui sont :

  • Les jeunes filles doivent être disciplinées

  • Qu’elles doivent avoir une bonne décision

  • Avoir une bonne ambition et être déterminé à l’atteindre

  • Être ordonné, même dans le classement des cahiers de cours

  • Être engagé à braver malgré tout

  • Bien soigner les écritures pour se donner le goût de lire bien les leçons

  • Savoir comment lire pour ne pas surcharger la mémoire

En dernière position l’étudiante Julie DAYAHAMEY donna le dernier point de conseil. Ce point, fait de beaucoup de jeunes filles sa victime. Elle leur a dit de ne jamais se décourager.

Ne dit-on pas que tant qu’on vit il y espoir ? ou encore

Vaut mieux tard que jamais !

C’est vrai il y a de difficulté mais nous devons surmonter

ces obstacles afin de profiter d’un lendemain meilleurs

à la fin de tous les exposés présentés par les étudiantes, les parents et élèvent étaient vraiment contents et ont posé des questions ou apporté leur modeste contribution tant sur le plan de conseil que sur le plan de conséquence. Ceci était la phase de débat ou chacun prenait la parole et s’exprimait publiquement.

En conclusion la sous scolarisation est un mal qu’on doit combattre le plus tôt possible car elle est plus mortelle qu’une arme de guerre. L’école est bien une ouverture pour nue vie de bonheur, donc les filles ne doivent laisser cette opportunité. Les parents sont engagés à venir en aide aux filles toute fois qu’elles présenteront leurs besoins sans esprit de duper les parents non instruits. A la fin nous nous retrouvé autour d’un pot avec les étudiantes et les animatrices. C’était une journée chargée de travail mais réussie et bénéfique.

ABANAI mana