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JOURNAL N° 15 octobre 2017
 
DOSSIER BOKO HARAM
ABANAÏ LE COORDONATEUR
DES ORDINATEURS à DOUROUM et OUAZANG
ASSEMBLEE GENERALE 2017
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LE JOURNAL DU PARRAINAGE
n°16 décembre 2017

COMMUNIQUER AVEC LES FILLEULES DE

L'AUNOCADEV C'EST TOUTE UNE AFFAIRE!

Dans la culture des jeunes camerounaises venues des village du Diamaré, la correspondance par l’écriture n’est pas une habitude. Leur mode d’expression est plutôt l’oral. Le français n’est pas leur langue d’usage. Aussi, leur demander d’établir une correspondance régulière avec des personnes qu’elles ne connaissent pas, vers un pays aussi lointain et aussi étranger que la France, n’est pas une chose facile. Cependant parmi les cent et quelques filleules que l’Aunocadev parraine chaque année , certaines font cet effort et elles y parviennent peu à peu.
Nous avons le plaisir de compter parmi elles un certain nombre de bachelières qui ont engagé des études supérieures. La première réussite date de 2014 et depuis cette année elle sont neuf. Elles étudient à l’université de Maroua, à environ 40 km de leur village.
Peu à peu les échanges de messages se développent. Le courrier postal fonctionne très mal entre le Cameroun et les pays européens. Aussi elles ont recours au téléphone : les SMS et le courrier électronique sont utilisés ainsi que certains réseaux sociaux.
Mais ces jeunes femmes ne sont pas très à l’aise dans l’usage de ces outils. Téléphoner coûte cher. Aucune ne possède d’ordinateur personnel, et l’accès au cybercafé n’est pas évident pour une jeune fille seule dans cette grande ville. Elles rédigent aussi des lettres manuscrites transmises par l’intermédiaire d’AbanaÏ, le coordonnateur de l’Ecole Kemey, et depuis quelque temps certaines communiquent directement principalement avec Brigitte Roelens la présidente de notre association. C’est grâce à ces échanges que nous pouvons aujourd’hui vous présenter un peu mieux certaines de ces neuf étudiantes.
DELPHINE FENATA
C’est la première filleule à avoir obtenu le baccalauréat en 2014. Depuis elle poursuit ses études à l’université de Maroua.Elle est née en 1994. Son père est enseignant. Elle a obtenu une licence d’histoire et elle poursuit en master 1.
Elle voudrait devenir professeur , elle vient de se marier, mais elle continue ses études.
elle écrit :
«...je me dis que j’ai tout ceci grâce à toi, marraine..» Mais aussi qu’elle est prête à aider les filles de l’Ecole Kemey, en leur donnant des conseils, et même financièrement quand elle aura du travail.
ROLANDE MENDJIRFEY
C’est en 2015 qu’elle a obtenu le baccalauréat.Elle a commencé des études de droit à l’université de Maroua. Les débuts ont été un peu difficiles car elle a dû faire face à des problèmes matériels et de santé. Mais à présent elle poursuit avec la perspective de devenir magistrat. Son père est agriculteur et jusqu’à présent elle habitait à Maroua chez son oncle.
Elle écrit :
«...J’étudie la biologie Animale et j’habite chez une grande soeur.Ainsi j’ai de contact avec mon village et Ekol kemey. La plupart des filles étudient à Maroua. Je gagne pas d’argent dans mon université, plutôt je depense....»
Yvette MABAHAYAMEY
C’est une des nouvelles bachelières de 2017. Son père est militaire et elle envisage de devenir ingénieur marketing.
Elle écrit:
«...j’ai préféré de faire le marketing commerce vente car j’ai toujours rêvé de travailler dans une entreprise... la pension coûte cher...je loge chez ma tante pour le moment...»
  Christine ASTSIHIMAY
Elle a commencé ses études universitaires à la rentrée 2016. Quant à la profession de ses parents elle indique qu’ils sont ménagers. Elle poursuit des études en économie, et à Maroua elle loue une chambre pour se loger.
Elle écrit peu. Mais elle remercie pour l’aide qui lui est apportée et exprime sa reconnaissance. Une grande préoccupation est de faire face à la charge financière que représente son loyer.

 

Même si l’expression de ces jeunes filles est souvent succinte, toutes remercient les parrains et les marraines pour leur aide et toutes expriment leur reconnaissance.
Parmi les réflexions et les remarques, ce qui frappe c’est l’incertitude des choix qu’elles font quant à leur avenir professionnel et même pour la conduite de leurs études. Il faudrait pouvoir les aider sur ce point. L’autre question qui ressort, c’est la difficulté à assumer la charge financière de leur logement. Peut on les aider là aussi ?

 

Marthe LADIFATOU
Elle vient de débuter les études universitaires. Elle s’est inscrite en mathématiques mais ne sait pas encore très bien la voie qu’elle va choisir, ingénieur ou médecin. Elle prépare aussi le concours de l’Institut Supérieur du Sahel.
Elle écrit : «..juste pour vous transmettre ma reconnaissance...j’ai réussi mon concours d’Agro économie. Les pré-inscriptions commencent demain. J’ai reçu les 97500 CFA et je vous remercie vivement...»
Julie DAYAHAMEY
Elle est entrée à l’université en 2016. Elle est inscrite en Lettres modernes. Elle est en location à Maroua mais trouve les loyers bien trop élevés.
Elle écrit :
«...Je n’ai pas fini l’année 2016-2017 car j’étais perturbée par diverses situations.J’ai repris cette année et j’ai changé de filière.Je faisait Droit. Mais je suis encore dans le dilemne puisque beaucoup m’orientent en psychologie...»
Basta Marlyn DILEEKI. C’est sa première année à l’université. Elle devrait faire de la psychologie, ou s’inscrire en Lettres bilingue. A terme elle voudrait être infirmière. Elle va louer une chambre mais trouve que c’est très cher. Elle écrit :
«...je me suis informée de la mort de mon parrain et à ma grande surprise j’ai appris qu’une autre marraine va prendre le relais...merci beaucoup Madame...»
Suzanne SDARA